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L’entreprise des Indes – Erik Orsenna

Source : librairiedialogues.frJ’ai déniché ce livre dans un Relay SNCF à la gare de la Part-Dieu à Lyon…Je revenais d’un concours, j’apprendrai quelques jours plus tard que le poste était pour moi^^

Le titre, avant tout, m’a interpellé. On ne me glisse pas devant les yeux les lettres I.N.D.E sans en subir les conséquences. L’Inde, pays tant aimé et détesté à la fois….L’Inde, par ses multiples contrastes et contradictions se retrouvait une fois encore entre mes mains. Piètre coïncidence, vous l’admettrez, aujourd’hui on vend l’Inde à toute les sauces et à tous les étalages… Mais cette histoire là, c’est l’histoire d’une route des Indes longtemps espérée, longtemps suivie, et un but atteint à l’opposé de celui attendu, mais ô combien grandiose ! Grandiose pour ses frontières repoussées, pour le voyage entrepris, pour l’histoire d’une vie (ou de plusieurs vies), pour le Nouveau Monde…. Grandiose aussi par les horreurs qui allaient en découler…

L’entreprise des Indes fait partie des ces livres qui nous dévoilent la petite histoire dans la Grande. L’histoire du frère cadet de Christophe Colomb, celui qui consacra sa vie à réaliser le rêve fou de son frère : atteindre les Indes par l’ouest. C’est l’histoire d’un homme simple, amoureux des cartes, qu’Erik Orsenna nous rapporte dans un style délicieux qui a largement contribué à me faire oublier qu’on ne parlerait pas de « mon » Inde dans ce livre là. Il nous embarque dans la vie quotidienne d’un port portugais du XVème siècle avec, en arrière-plan, l’Inquisition, les premiers pas de l’écriture, la traque des juifs, les passages éclairs de son frère Christophe, les femmes, la mer…

Le jeune cartographe, Bartolomé, vit dans l’attente des retours des marins qui, régulièrement, viennent lui parler des limites de ce monde qu’il dessine ensuite sur la toile… Il ne sait pas encore qu’un jour il deviendra gouverneur de l’île d’Hispaniola.

Flash ou le grand voyage – Charles Duchaussois – 2

Après Baalbeck, Charles continue son voyage et arrive à Istanbul…sous la neige.

Istanbul sous la neige

En Turquie, il découvre les villes d’Ismit et Adana.

Ismit, Turquie

Adana, Turquie

Il passe par Bagdad et arrive enfin au Koweit où il vit dans le luxe quelques temps…

Bagdad en 1970

…avant de poursuivre sa route en bus à travers les paysages iraniens (ça laisse rêveur !). Il arrive à Zahidan, proche de la frontière pakistanaise.

Paysage montagneux – Zahedan – Iran

Il continue jusqu’à  Quetta au Pakistan et poursuit sa route en Afghanistan.

Quetta, Pakistan

Je note avec effarement que Google m’offre beaucoup moins de choix d’images pour les paysages iranien et afghan…Comme si certains pays ne pouvaient être représentés autrement que par des photos d’hommes en arme…Je n’en suis que plus curieuse de découvrir les merveilles que recèlent ces terres si mal connues en Occident.

Kandahar, Afghanistan

Kaboul, Afghanistan, en 1970

Pour une intéressante comparaison de la même photo de Kaboul en 2010, je vous renvoie à ce billet publié sur Youyouk : le blog. Autant vous prévenir, le détour n’a rien de joyeux…

Herat, Afghanistan

Charles  part ensuite en train pour New Delhi, India ! La suite du voyage fera l’objet d’un prochain billet…

Flash ou le grand voyage – Charles Duchaussois

Flash ou le grand voyage – Charles Duchaussois

Un livre conseillé par une amie. La quatrième de couverture m’apprend que le narrateur nous emmènera notamment à Bénarès et à Katmandou. Mais pas seulement. Il ne m’en faut pas plus pour empocher le bouquin.

La préface me transporte directement dans le vif du sujet :

« Flash en anglais, cela veut dire : éclair

Pour un drogué, cela veut dire : spasme »

Le ton est donné.

En moins de quatre pages, l’enfance et l’adolescence sont tracées, les premiers actes de délinquance survolés. Tout commence à Busigny en juin 1940. Charles Duchaussois est âgé de seulement quelques mois. Les allemands bombardent la gare de triage proche et le nourrisson reçoit un éclat d’obus dans l’oeil. Il perd son oeil.

La gare de Busigny

A 20 ans, il décroche son premier emploi. Ses parents sont fiers de lui. Tout dérape lorsqu’on lui refuse son permis : l’inspecteur rempli la feuille rose et au dernier moment lorsqu’il constate l’oeil borgne du candidat, il la déchire. Charles n’accepte pas ce qu’il considère comme une discrimination. Il achète sa première voiture, un ID 19 et conduit sans permis.

Une ID 19

Il séjourne un temps rue des Frères Keller dans le XVème arrondissement parisien. En novembre 1962, on lui confisque sa voiture, il quitte Paris en stop pour le sud de la France.

Paris en 1962

Il vit un temps à Marseille et vivra de brigandage pendant huit ans, essentiellement dans le sud de la France.

Il part ensuite rejoindre un ami au Liban, d’abord Beyrouth, puis Baalbeck.

Beyrouth

A Baalbeck, il tombe amoureux, commence les trafics de drogue, repart pour Beyrouth, trompe sa belle, fuit à Istanbul. Jusqu’ici il n’a pas encore touché à la drogue.

Baalbeck