Archives du mot-clé Printemps des poètes

Mes petites emplettes littéraires… #5

En ce mois de mars, j’ai peu fréquenté les bibliothèques, bien trop vexée le mois passé d’avoir à rendre des exemplaires sans les avoir lu pour cause d’expiration de la durée de prêt – micro-drame de lectrice ! Je me suis rattrapée en librairie – micro-drame de fauchée – et grâce aux copines aussi !

A Rita, j’ai emprunté…

Vanessa, j’ai dévalisé… – un grand merci !

Dans les étagères familiales, j’ai retrouvé…

A L’Esprit Livre, j’ai fêté…

les rencontres du Festival du livre de Bron, Le Printemps des poètes, mon prochain départ en Colombie…et ma découverte d’un bon film tiré d’un bon livre je l’espère !

Au café L’Antre Autre,

les poétesses Joséphine Bacon et Laure Morali m’ont enchantée !

A Bruxelles,

j’ai visité le Musée Magritte et la librairie Tropismes

A la librairie Ouvrir l’oeil…

nous avons parlé le portugais du Minas Gerais avec Luiz Ruffato – moi, j’ai surtout écouté !

Et comme si tout cela ne suffisait pas, à l’heure où vous lirez ces lignes, Quais du polar 2015 aura ouvert ses portes ! Romans noirs en perspectives pour ma prochaine session d’emplettes littéraires 😉

mes os ont mal…

mes os ont mal
frémissant du manque de mots
une douleur se fige
sans pouvoir raconter
qu’un hier lui échappe
je rêve d’un seul récit
qui dicterait sans faute
toute une vie vécue
tu ne me regardes pas
tu ne me vois pas
tu ne m’entends pas
tu ne m’écoutes pas
tu ne me parles pas
tu es ici en conquérant de ma Terre
tu m’emprisonnes dans ma Terre
tu me prives de mon identité
tu me prives de mon territoire
tu m’enchaînes dans des réserves que tu as créées
tu veux être maître de mon esprit
qui suis-je ?
tu ne me connais pas
tu m’appelles : Montagnais
tu m’appelles : Cri
tu m’appelles : Tête de boule
tu m’appelles : Algonquin
tu m’appelles : Naskapi
tu m’appelles : Abénaki
tu m’appelles : Micmac
tu m’appelles : Huron
tu m’appelles : Iroquois
tu ne connais pas mes légendes
tu ne connais pas mon histoire
n’attends pas que je me fâche telle une tornade
n’attends pas que je me libère de mes chaînes

Joséphine Bacon – extrait du recueil Nous sommes tous des sauvages (Mémoire d’encrier)

————————-


Ce poème a été écrit par Joséphine Bacon, poétesse innue. Il est adressé à M. Barack Obama qui, dans un discours qu’il voulait rassembleur, a cité de nombreuses ethnies (noire, latine…) constituant le peuple américain, mais a omis de citer les amérindiens.

Avec ce billet, je réponds au rendez-vous poétique d’Aifelle et Claudialucia.