Archives pour la catégorie Challenges, emplettes, autres trucs…

Mes petites emplettes… #19

Six lectures ont rythmé mon mois de mai. La cadence s’est un peu ralentie mais le bouquet n’est pas moins varié : deux ouvrages de psycho, un récit biographique, un recueil de poèmes, un roman tchèque, un autre italien… Cinq sur six m’ont interpellée, c’est ce que j’appelle un beau bilan ! Courant juin, je compte creuser encore les questions psychologiques et approfondir celle de la pleine conscience. Par ailleurs, le récit de Didier Eribon, Retour à Reims, qui venait compléter ma lecture d’En finir avec Eddy Bellegueule d’Edouard Louis, m’invite sérieusement à la réflexion. Annie Ernaux et Simone de Beauvoir devraient me permettre de suivre cette piste en privilégiant des points de vues féminins sur le retour aux sources familiales.

Qu’en est-il maintenant de mes nouvelles acquisitions ?

En bibliothèque,
j’ai notamment suivi les conseils du cercle de lecteurs de ma bibliothèque de quartier

On m’a prêté, 
une petite merveille que je déguste par avance…

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Sur les étals des bouquinistes, 
j’ai déniché un livre épuisé qui s’apparente à un hymne à la féminité, à moins qu’il ne s’agisse de nouvelles érotiques…

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Et surtout, surtout
le tome 2 des Sentiers des astres est enfin sorti en librairie ! 😀

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Premières lignes…#7

« Comme vous le savez sûrement, les droits d’auteur de l’écrivain Israel Joshua Singer, frère aîné du Prix Nobel Isaac Bashevis Singer, tomberont dans le domaine public en 2014. Notre maison d’édition a l’intention de publier un choix d’œuvres en yiddish de cet auteur inconnu des lecteurs italiens. Nous voudrions donc vous charger de sélectionner dans sa vaste production de récits ceux qui vous semblent les plus intéressants. Nous vous confierons la traduction et la direction de ce recueil. Nous savons que vous êtes un lecteur passionné de littérature yiddish et que vous avez traduit le dernier chapitre du roman Die Familie Mushkat d’Isaac Bashevis Singer. Si vous acceptez notre proposition, nous vous enverrons les photocopies en yiddish des récits d’Israel Joshua Singer… »

Le tort du soldat – Erri De Luca [incipit]

 

Un rendez-vous initié par Ma lecturothèque, suivi par Georges, La chambre rose et noire,Moka, Au café bleuNadège, et Mon univers Fantasy.

Premières lignes… #5

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Longtemps, ce ne fut pour moi qu’un nom. Mes parents s’étaient installés dans ce village à une époque où je n’allais plus les voir. De temps à autre, au cours de mes voyages à l’étranger, je leur envoyais une carte postale, ultime effort pour maintenir un lien que je souhaitais le plus ténu possible. En écrivant leur adresse, je me demandais à quoi ressemblait l’endroit où ils habitaient. Je ne poussais jamais plus loin la curiosité. Lorsque je lui parlais au téléphone, une fois ou deux par trimestre, souvent moins, ma mère me demandait : « quand viens-tu nous voir ? » J’éludais, prétextant que j’étais très occupé, et lui promettait de venir bientôt. Mais je n’en avais pas l’intention. J’avais fui ma famille et n’éprouvais aucune envie de la retrouver.

Retour à Reims – Didier Eribon [incipit]

Un rendez-vous initié par Ma lecturothèque, suivi par Georges, La chambre rose et noire, Moka et Nadège.

Premières lignes…#4

Ulysse

A Armand Pascal
dans la mort…

Et c’est l’heure, ô Poète,
de décliner ton nom,
ta naissance et ta race
         Saint-John PerseExil.

No retreat, no retreat
They must conquer or die
who have no retreat…
Mr. Gay

J’étais un grand poète né pour chanter la Joie
– mais je sanglote dans ma cabine,
des bouquets d’eau de mer se fanent dans les vases
l’automne de mon cœur mène au Père-Lachaise,
l’éternité est là, œil calme du temps mort
est-ce d’arriver vraiment que d’arriver au port ?
Armand ta cendre pèse si lourd dans ma valise.


Le mal des fantômes
– Benjamin Fondane [incipit]

Un rendez-vous initié par Ma lecturothèque, suivi par Georges, La chambre rose et noire et Nadège

Mes petites emplettes…#18

Beau bilan pour ce mois d’avril puisque j’ai lu pas moins de dix livres ; cela ne m’était plus arrivé depuis plusieurs mois. Parmi eux, je me dois de vous citer les meilleurs : les Journaux 1959-1971 et les Correspondances avec León Ostrov d’Alejandra Pizarnik m’ont permis d’explorer plus avant la vie de cette poétesse argentine ; Trouée dans les nuages est une deuxième rencontre à nouveau réussie avec l’auteur chinoise Chi Li ; j’ai lu Les braises de Sándor Márai mais j’ai manqué le rendez-vous du 6 avril autour du challenge Lire le monde – cela dit ce roman est une pure merveille – ; exceptionnellement, je me suis tournée avec plaisir vers la littérature jeunesse avec un conte de Richard Bach, Jonathan Livingston, le goéland  – merci Cyve pour le conseil ; et j’ai clos le mois en beauté avec En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut.

Pour autant, je ne me suis pas retenue ce mois-ci et huit nouveaux livres sont venus remplir mes étagères !

En bibliothèque, pour commencer…


Quai du polar, mois belge et découverte de la librairie de mon nouveau quartier

m’ont fait craqué plutôt quatre fois qu’une !


Et j’ai reçu un cadeau, merci Tom !
😀

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Premières lignes… #3

Ceci est mon histoire vraie, avec des
mensonges à l’endroit, à l’envers, parce
que la vie c’est souvent comme ça.

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Mon père m’avait dit qu’avant ma naissance, son métier c’était de chasser les mouches avec un harpon. Il m’avait montré le harpon et une mouche écrasée.
– J’ai arrêté car c’était très difficile et très mal payé, m’avait-il affirmé en rangeant son ancien matériel de travail dans un coffret laqué. Maintenant j’ouvre des garages, il faut beaucoup travaillé mais c’est très bien payé.
A la rentrée des classes, lorsqu’aux premières heures on fait les présentations, j’avais parlé, non sans fierté, de ses métiers mais je m’étais fait gentiment gourmander et copieusement moquer.
– La vérité est mal payée, pour une fois qu’elle était drôle comme un mensonge, avais-je déploré.

En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut [incipit]

Un rendez-vous initié par Ma lecturothèque, suivi par Georges, Mokamilla, et Nadège

Top Ten Tuesday #6 – Les 10 livres qui ont marqué mon enfance

Ce Top Ten ne sera certes pas le plus reluisant sur le plan littéraire ; cela dit, je n’ai rien contre un retour en enfance occasionnel…

2333793739_small_1 Contes magiques du monde entier – Margaret Mayo, illustré par Jane Ray

Une telle sélection ne saurait être pertinente sans un beau livre de contes. Le mien se veut magique et international. Devenue adulte, je ne me lasse pas de lire et relire certains contes africain ou japonais, au chute improbables pour nos esprits occidentaux, aux illustrations propices aux rêves et aux voyages…

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Cosette – Victor Hugo

Les éditions jeunesse des œuvres de Victor Hugo ne manquaient pas dans les étagères familiales. De personnages de roman, Cosette était presque devenue un membre de la famille à part entière. Du même auteur, j’aurais aussi pu vous citer Notre-Dame-de-Paris, je n’étais pas bien vieille au moment de la sortie de la comédie musicale du même nom.

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Les malheurs de Sophie – La comtesse de Ségur

Les malheurs de Sophie mais aussi Les petites filles modèles ont largement fait partie de mon éducation. Je les ai lu et relu un certains nombres de fois, au grand dam peut-être des féministes qui y verront une vision de la femme dépassée. Ils ne m’ont pas traumatisé pour autant.

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Le club des cinq – Enid blyton

Avec Le club des cinq, c’est la bibliothèque rose, mais aussi la verte et la collection rouge et or que j’aimerais saluer. Le grenier de ma grand-mère en regorgeait et m’a permis de très nombreuses et insoupçonnées escapades littéraires.

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Fantômette – Georges Chaulet

L’indétrônable Fantômette, l’héroïne de mon enfance, mon modèle ! Je lisais les livres et ne décrochais pas non plus de la série TV. Je rêvais moi aussi d’une trottinette à moteur pour voler au secours des opprimés.

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Maroussia – P.-J. Stahl

Maroussia est un roman qui m’a marqué. On y rencontre une jeune ukrainienne, fille de Cosaque, qui sacrifiera sa vie pour guider un résistant dans les froides plaines de son pays. Les responsabilités d’adulte que doit endosser cette enfant pour défendre une cause bien plus grande qu’elle m’avaient considérablement troublée à un âge où les enfants ne devraient penser qu’à jouer.

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Moby Dick – Herman Melville

Allez savoir quelle étrange idée m’a poussé à ouvrir et lire ce monument à 10 ans à peine ! Quoiqu’il en soit, je l’ai mené péniblement jusqu’au bout sans probablement y comprendre grand chose mais il est certain que cette aventure m’a travaillé intérieurement pendant des années. J’ai relu l’an dernier ce chef d’oeuvre et vous en ai parlé ici.

ramses-t3Ramsès – Christian Jacq

Aaaaah! Qu’aurais-je fait  sans les rayons librairies de supermarché ? J’ai passé des heures à dévorer les livres de Christian Jacq enfermée dans ma chambre de pré-adolescente. Ma période égyptomaniaque battait son plein. Elle est révolue, je vous rassure. (Ou a changé de forme.)

cvt_a-la-croisee-des-mondes-tome-1-les-royaumes-du-n_28841  A la croisée des mondes – Philip Pullman

Je songe depuis plusieurs années à relire cette trilogie qui m’avait passionnée au-delà de bien d’autres lectures. L’univers de Pullman n’est plus à présenter, je serais curieuse toutefois d’entendre un avis d’adulte sur ces romans avant de me risquer au grand saut.

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La prophétie des Andes – James Redfield

Ma « période ésotérique » est plus tardive et m’a vu découvrir des auteurs parfois douteux tels Redfield, Werber ou Coehlo. Très grand public. Des livres au contenu me semblait-il divergent qui me laissaient entrevoir une autre manière de penser, moins cartésienne, plus spirituelle. Avec du recul, ces lectures parfois faciles ou  border-line qu’il m’aura fallu recadrer par la suite m’ont clairement ouvert la voie vers d’autres champs de réflexions.

Premières lignes #2

3 janvier 1959

J’ai laissé tomber la psychanalyse. Je ne sais pas pour combien de temps. Je vais très mal. Je ne sais pas si je suis névrosée, ça m’est égal. J’ai simplement une sensation d’abandon absolu. De solitude absolue. Je me sens toute petite, une toute petite fille. Et tout le monde m’abandonne. Absolument tout le monde. A présent, ma solitude est faite de chimères amoureuses, d’hallucinations… Je rêve d’une enfance que je n’ai pas eue, et je me revois heureuse – moi, qui ne l’ai jamais été. Quand je sors de ces rêves, je n’existe plus au regard de la réalité extérieure et présente. Il  n’y a jamais eu autant de distance entre mon rêve et mon action. Je ne sors pas, je n’appelle personne. Je purge une étrange pénitence. Mon cœur me fait funestement souffrir. Tant de solitude. Tant de désir. Et la famille qui me tourne autour, qui me pèse avec ses horribles problèmes quotidiens. Mais je ne les vois pas. C’est comme s’ils n’existaient pas. Quand ils s’approchent de moi, je sens des ombres qui m’ennuient. En fait, presque tous les êtres m’ennuient. J’ai envie de pleurer. Je le fais. Je pleure parce qu’il n’y a pas d’êtres magiques. Mon être ne tremble devant aucun nom, devant aucun regard. Tout est pauvre et vide de sens. Ne disons pas que je suis coupable de cela. Ne parlons pas de coupables.

J’ai pensé à la folie. J’ai pleuré en implorant le Ciel de devenir folle. Ne plus jamais sortir des rêves. C’est mon image du paradis. Je n’écris presque pas d’ailleurs.

Il y a pourtant un désir d’équilibre. Un désir de faire quelque chose de ma solitude. Une solitude orgueilleuse, industrieuse et forte. Etudier, écrire et me distraire. Tout ça, seule. Indifférente à tout et à tous.

Journaux 1959-1971 – Alejandra Pizarnik [incipit]

Un rendez-vous initié par Ma lecturothèque.

Premières lignes #1

A la suite de George, Estelle, et Moka, je réponds au rendez-vous de Ma lecturothèque et vous recopie les premières lignes de ma lecture en cours.

I
Les amants de Roissy

Son amant emmène un jour O se promener dans un quartier où ils ne vont jamais, le parc Montsouris, le parc Monceau. A l’angle du parc, au coin d’une rue où il n’y a jamais de station de taxis, après qu’ils se sont promenés dans le parc, et assis côte à côte au bord d’une pelouse, ils aperçoivent une voiture, avec un compteur, qui ressemble à un taxi. « Monte », dit-il. Elle monte. Ce n’est pas loin du soir, et c’est l’automne. Elle  est vêtue comme elle l’est toujours : des souliers avec de hauts talons, un tailleur à jupe plissée, une blouse de soie, et pas de chapeau. Mais de grands gants qui montent sur les manches de son tailleur, et elle porte dans son sac de cuir ses papiers, sa poudre et son rouge.

A quel livre correspond cet incipit ? (Surlignez le texte entre crochet avec la souris pour le découvrir) [Histoire d’O – Pauline Réage]

Top Ten Tuesday #5 – Les 10 livres que vous offririez à un.e ami.e

Héhé ! Ce thème hebdomadaire du Top Ten Tuesday m’inspire… Le plus difficile est de choisir ces fameux dix livres qu’il me semblerait bon d’offrir. C’est parti !

9782330031022Le mur invisible – Marlen Haushofer

Sans originalité, je vous en rebats les oreilles depuis de longs mois et je l’offre ou en parle dès que l’occasion se présente. Le mur invisible m’a profondément marquée, j’y aime l’indescriptible évolution du personnage principal, son isolement, son humanité, son rapport à la nature et aux animaux, le style de l’auteur très fluide et qui a le don de tenir le lecteur en haleine avec presque rien en apparence. Mon retour de lecture est ici.

41-tb1zuufl-_sx301_bo1204203200_La horde du Contrevent – Alain Damasio

Je réserve ce titre aux lecteurs acharnés qui n’ont pas peur de se confronter physiquement à leur livre, aux amateurs de science-fiction amoureux des lettres, aux illuminés en quête de sens, aux combattants de l’absurde… rien que ça ! Mon billet ici.

51wc2b2er1rl-_sx195_Pourquoi nous aimons les femmes – Mircea Cărtărescu

Je dois cette découverte à Sandrine et à ses rendez-vous autour de l’Europe des écrivains. Pourquoi nous aimons les femmes est un recueil de nouvelles qui relate les rapports aux femmes de l’auteur à différents âges de sa vie, avec beaucoup de sensibilité, parfois d’humour envers lui-même, de tendresse, de lucidité, de naïveté, selon les jours et selon la femme. Mon avis est ici.

kokantzis-gioconda-1Gioconda – Nikos Kokàntzis

Gioconda est une petite perle grecque, unique publication de son auteur, je la réserve aux romantiques. Cette histoire d’amour adolescente à la sensualité exacerbée sur fond de seconde guerre mondiale est un délice… Je vous en parlais ici.

cvt_a-la-croisee-des-mondes-tome-1-les-royaumes-du-n_28841A la croisée des mondes – Philipp Pullman

Là où d’autres ont grandi au rythme de Harry Potter, je préférais suivre les pas de Lyra et son dæmon à l’aide d’une mystérieuse boussole d’or. Les univers d’A la croisée des mondes m’ont intimement influencée et j’aurais plaisir à les faire connaître à mon tour aux adolescents de mon entourage. J’ai d’ailleurs terriblement peur de relire ces trois volumes, résisteront-ils à l’œil critique de l’adulte ?

u9782330051228Les sentinelles des blés – Chi Li

J’ai découvert cet auteur chinoise récemment et j’ai apprécié à la fois la simplicité du style et l’extrême sensibilité du contenu. Je l’offrirai volontiers à toute personne en mesure d’en apprécier la subtilité et la douceur. Mon billet est ici.

album-cover-large-26949Le piano oriental – Zeina Abirached

Reçu pour mon anniversaire, Le piano oriental est devenu ma ressource-cadeau BD. J’ai adoré le style du dessin que je ne peux m’empêcher de comparer à ceux de Marjane Satrapi, les thématiques abordées : la poésie, la musique, les ponts construits entre l’Orient et l’Occident, entre la France et le Liban,  et surtout cette musicalité quasi-permanente à chaque vignette due aux onomatopées judicieusement choisies et mises en scène. Mon billet ici.

ac9d5-9782365200417Les chiens de l’aube – Anne-Catherine Blanc

Roman noir à l’ambiance latino-américaine, aujourd’hui épuisé, on en trouve encore quelques exemplaires dans les très bonnes librairies uniquement. Le style remarquable d’Anne-Catherine Blanc nous narre l’improbable histoire d’un concierge de maison close et nous dresse les délicieux portraits de ces travailleuses de la nuit. Mon avis complet ici.

41wel-9rybl-_sx315_bo1204203200_Soundtrack – Hideo Furukawa

Reçu également pour mon anniversaire, je n’ai pas encore pris le temps de vous en parler. Soundtrack n’est pas une pépite, c’est un lingot d’or à labelliser chez Galéa ! Cette épopée futuriste de deux enfants dans un Japon miné par le réchauffement climatique est chargée de rage, de révolution, de vie, d’amour et d’espoir… Oui oui je sors les grands mots et je les pèse !

plat1mandelstamSur Anna Akhmatova – Nadejda Mandelstam

Ce dernier titre est un peu plus difficile à offrir. Je le garde toutefois sous le coude – avec Mon Pouchkine de Marina Tsvetaeva – pour ceux à qui j’aimerais faire décourvrir la poésie sans en avoir l’air. C’est grâce à ce livre notamment que j’y suis venue moi-même. Sur Anna Akhmatova est une biographie de la poétesse russe rédigée par l’une de ses très proches amies, Nadejda Mandelstam, épouse du poète du même nom.  Interdits à la publication par la censure bolchévique, les vers d’Anna Akhmatova nous sont parvenus grâce à la mémoire prodigieuse de Nadejda Mandelstam qui s’est chargée de les recopier sur papier et de les publier dès que le contexte politique le lui a permis – le livre plairait sans doute aussi aux amateurs d’histoire.

Il va sans dire que j’offre ces livres (et bien d’autres !) aux personnes que j’estime beaucoup. J’espère sincèrement que ce billet vous aura convaincu de les découvrir à votre tour.