Je pense que je ne verrai jamais…

Je pense que je ne verrai jamais
Un poème charmant comme un arbre.
Un arbre dont la bouche affamée est plus
Contre la douce couche de la terre ;
Un arbre qui regarde Dieu toute la journée,
Et lève ses bras feuillés pour prier ;
Un arbre qui peut en été porter
Un nid de merles dans les cheveux ;
Sur le sein duquel la neige a couché ;
Qui vit intimement avec la pluie.
Les poèmes sont faits par des imbéciles comme moi,
Mais Dieu seul peut faire un arbre.

Les arbres, Joyce Kilmer
Merci Nathalie.
J’ai récemment participé à une chaîne poétique qui me permet de recevoir des poèmes envoyés (la plupart du temps) par des inconnus. J’ai choisi de vous les partager ici.

Une réflexion au sujet de « Je pense que je ne verrai jamais… »

  1. Anwen

    Bonjour.
    À côté des Temples des déesses existait un Bois sacré.
    C’est que l’enseignement de la Cosmologie donné dans le Temple était complété par un enseignement des sciences naturelles donné dans le Bois sacré.
    Ce Bois est sacré parce qu’on y enseigne l’origine végétale de l’homme et les lois de son évolution, et, pour démontrer ces idées abstraites, on montre à l’étudiant l’Arbre de vie, conservé avec soin, jamais mutilé, afin de pouvoir observer en lui les phases de l’évolution qu’il traverse et qui sont fidèlement reproduites par l’embryon qui se forme dans l’utérus maternel en repassant par les étapes de la vie végétale.
    Des nymphes appelées Hamadryades avaient la garde des arbres et empêchaient de les couper. On disait qu’elles naissaient et mouraient avec l’arbre dont la garde leur était confiée.
    Le culte de l’Arbre est resté dans toutes les traditions, mais on n’en comprend plus la haute portée philosophique. L’arbre révèle les puissances de la Nature. L’homme était arbre avant d’être devenu homme.
    On dit l’Arbre de la science parce qu’il contient en lui tout le mystère de l’évolution et des lois biologiques. Qui connaît ces lois possède la science.
    Les familles des castes supérieures avaient leur arbre sacré qu’on soignait religieusement. De là est venue cette expression : l’arbre généalogique.
    Les Hindous avaient édicté des peines sévères contre ceux qui endommageaient les arbres.
    Les Athéniens punissaient de mort quiconque osait couper des branches aux arbres des Bois sacrés ou des cimetières.
    Cordialement.

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