Dans les ténèbres qui m’enserrent…

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Invictus, de William Ernest Henley, écrit en 1888

Merci Claire.

J’ai récemment participé à une chaîne poétique qui me permet de recevoir des poèmes envoyés (la plupart du temps) par des inconnus. J’ai choisi de vous les partager ici.

 

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