Eugénie Grandet – Honoré de Balzac #lectureaudio

Le temps passe et mes chroniques tardent… L’hiver dernier j’ai emprunté et écouté une version audio d’Eugénie Grandet. Je possède pourtant le livre papier – que je n’ai jamais lu – mais j’ai voulu tenter à nouveau l’aventure auditive, « à l’envers » cette fois, en commençant par l’écoute.

Les simples titres des différentes plages de lecture ont bien failli m’y faire renoncer. Il ne s’agissait pourtant que de début de phrase de l’extrait annoncé, mais ces quelques mots listés au hasard des paragraphes sur la pochette du CD m’ont fait prendre conscience de l’écriture de Balzac… et j’ai longuement hésité avant d’entreprendre l’écoute au risque de me gâcher une belle lecture traditionnelle, en reprenant mes mains, mon livre de papier et mes deux yeux fatigués. Le repassage, les pommes de terre – ou autres légumes à éplucher – auront eu raison de mon impatience, et j’ai finalement choisi d’insérer le CD dans mon ordinateur…

Le texte lu par Françoise Gillard me saisit immédiatement, et cette écoute est d’avantage une redécouverte de Balzac qu’une lecture expérimentale. Si j’ai lu Le père Goriot au collège, je n’en ai aucun souvenir, ou peut-être celui d’un vague ennui. Ici, j’ai très rapidement oublié le support et je me suis allègrement laissée immerger dans le récit de vie et les mésaventures amoureuses et familiales de mademoiselle Eugénie.

Je n’ai finalement pas lu moi-même Eugénie Grandet et le livre attend toujours dans mon étagère – alors que le CD est retourné depuis longtemps dans les bacs de la BM de Lyon. Je garde cette belle lecture bien au chaud pour le prochain hiver, savourant par avance cette future redécouverte à l’aide de mes yeux éveillés.


Eugénie Grandet – Honoré de Balzac, lu par Françoise Gillard
Editions Thélèmes (format audio), 2007, 5h
Première publication au format papier : 1833


 

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14 réflexions au sujet de « Eugénie Grandet – Honoré de Balzac #lectureaudio »

  1. Anne de Louvain-la-Neuve

    Voilà au moins une expérience porteuse ! Ca va encourager mon neveu (à qui je vais envoyer votre lien) et dont la prof de français désespérément passéiste et d’un classicisme monumentalement ennuyeux ne leur propose que ces auteurs-là comme lectures de l’année dont la terrible Madame Bovary qui dégoute à peu près tous les jeunes de la lecture (à court terme, espérons-le). Moi, l’ancienne prof de français, je désespère de ce genre de cours ! Il y a tant d’auteurs impressionnants et contemporains tel Philippe Claudel par exemple avec une écriture de notre temps et des problématiques actuelles.

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    1. Moglug Auteur de l’article

      Merci pour le partage ! Cela dit, même en lecture audio, je ne sais pas si Balzac est l’auteur le plus adapté pour faire aimé la lecture à un adolescent^^ Prof. de français, c’est un travail admirable mais de plus en plus difficile me semble-t-il à l’heure de l’information instantanée…

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    2. Mina

      Et dire que j’ai « reproché » à ma prof de français d’avoir manqué de lectures classiques, ai-je eu tort ? Il me semble que l’école est aussi le lieu pour les (faire) lire, sans forcément s’y limiter.
      C’est de cette façon que je n’ai lu Balzac que tardivement, avec une assez agréable surprise. Comme toi, j’avais quelques a priori sur le style et me suis laissé porter par ma lecture.

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      1. Moglug Auteur de l’article

        C’est un débat sans fin. Il me semble qu’il faut effectivement faire lire des classiques. Même s’ils ne permettent pas toujours d’apprendre à aimer la lecture, ce sont des lectures qui marquent inconsciemment et contribuent à forger des individus ; beaucoup plus que des lectures « faciles » et vite oubliées. Tout dépend de l’objectif visé finalement en proposant un livre.

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  2. Dominique

    je suis totalement fan de livres audio
    j’ai écouté comme cela Eugénie Grandet (version Dussolier) et le Père Goriot avec un bonheur total
    en général je ne peux m’empêcher dans la foulée de relire le roman !!

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  3. magali

    Un livre que j’ai énormément aimé… Comme ceux de Balzac, en général : de longues descriptions, des petits détails dans lesquels je me perds pour appartenir à l’histoire…
    Je n’ai jamais fais l’expérience d’un livre audio, mais ta chronique me donne envie de tester 😉

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      1. magali

        Ah oui ? Tant mieux ! J’espère que tu savoureras sa plume avec délectation, comme je l’ai fais à chaque fois ☺️
        Quant au livre audio, il va falloir que je commence très vite ! Intriguée et curieuse 😉 Merci à toi !

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  4. Marilyne

    Je n’ai toujours pas essayé la lecture audio. Et pourtant j’adore les lectures à voix haute,dont je profite en librairie notamment lors de rencontres. En fait, je me demande comment je ferai pour rester immobile en écoutant, donc concentrée ^-^. C’est effectivement pour les classiques que cela me tente, donner vie au texte.

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    1. Moglug Auteur de l’article

      C’est la difficulté en effet. Pour ma part, j’écoute des romans le plus souvent en épluchant des légumes ou en faisant du repassage, par tranche de 30 min – 1h selon les cas. ça me délasse 😉

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  5. Alison Mossharty

    Alors je dois être un ovni mais j’ai découvert Balzac en cours de français et j’ai adoré ^^ J’adore ses longues descriptions (bon, même si c’était fait parce qu’il manquait d’argent le pauvre) en tant que lectrice j’adore les descriptions et avec Balzac je suis servie =) Eugénie Grandet est un roman que j’avais dévoré. Le destin de cette Eugénie m’a vraiment emporté et happé. C’est l’une des grandes forces de Balzac selon moi, un peu comme Zola : ils retranscrivaient leurs époques avec beaucoup de vraisemblance et d’intelligence 😉

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    1. Moglug Auteur de l’article

      Je ne sais pas si tu es un ovni, je trouve franchement génial d’être en mesure d’apprécier les auteurs classiques dès l’adolescence. Pour ma part, rien que pour rester dans le moule, au lycée, je crois que je n’aurais jamais pu admettre, ne serait-ce que pour moi-même, que j’aimais un livre recommandé à l’école. C’est comme ça qu’en CM2 je boycottais Le vieil homme et la mer tout en lisant Moby Dick à la maison… Idem pour Baudelaire, « la poésie c’est nul » mais j’avais lu et épluché toutes Les fleurs du mal et le profil bac qui allait avec alors que le sujet de l’examen ne portait que sur quelques poèmes… Bref, ça rend pas toujours malin d’avoir 15 ans^^

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